Au cours de mes lectures du moment je suis tombée sur un essai que j’ai trouvé très intéressant : la théorie des cuillères !
La théorie des cuillères, quèsaco ?
En résumé, c’est une façon simple et imaginée d’illustrer la fatigue liée à la maladie.
Car oui, être malade ce n’est pas juste gérer des prises de médicaments, il y a aussi tout une part psychologique et le niveau d’énergie y joue pour beaucoup.
Cette théorie s’applique donc pour toute personne présentant un handicap ou une maladie chronique.

Il se peut que tu ne sois concerné(e) ni par l’un ni par l’autre (et tant mieux !), par contre, nous sommes tous concernés par la façon dont nous gérons nos journées n’est-ce pas ?
Du coup je me suis dit que ça serait sympa de te parler de cette théorie et de t’emmener sur une petite piste de réflexion autour de ça. 😉

 

Qu’est-ce que la théorie des cuillères ?


C’est en 2003 que Christine Miserandino nous explique le terme de “cuillères” utilisé dans son essai The Spoon Theory.
Elle est atteinte d’un lupus, une maladie chronique et auto-immune.
Alors qu’elle déjeunait avec une amie, celle-ci lui demande “Mais ça fait quoi d’être atteinte d’un lupus au quotidien ?

Elle lui parle alors des médicaments qu’elle doit prendre et des douleurs récurrentes mais son amie ne semble pas satisfaite.
Cette partie elle la connait déjà, ce qu’elle veut savoir c’est ce que ça fait “mentalement” d’être malade.

Pour donner vie à son quotidien, Christine s’empare alors d’un tas de cuillères et les tend à son amie en lui disant “voilà tu as un lupus”.
Face à son air perplexe, elle lui explique que la grande différence entre une personne malade et une autre en bonne santé, c’est que la personne malade doit constamment faire des choix dans ses activités.

Être malade, c’est avoir un nombre limité de cuillères par jour et chaque activité a un coût.

Se laver, cuisiner, se rendre au travail, travailler, ranger sa maison, etc. et bien sûr dans tout ça, certaines activités prennent plus d’une cuillère…

 

Qu'est-ce que la théorie des cuillères

La théorie des cuillères, une autre façon d’expliquer la gestion de l’énergie quand on est malade.

 

Au fil de l’échange, son amie commence alors a comprendre toute l’ampleur psychologique de la maladie et lui demande : “Comment peux-tu faire cela, c’est vraiment comme ça tous les jours ?”
Christine lui répond que certains jours étaient pires et d’autres un peu mieux car elle avait un peu plus de cuillères.
Elle lui tend alors une cuillère qu’elle avait caché en lui disant : “J’ai pris l’habitude de vivre avec une cuillère de secours, pour être toujours prête“.

À travers la maladie, Christine a dû apprendre à ralentir.

Son quotidien ne laisse pas vraiment de place à l’imprévu ou à l’insouciance et comme elle le dit elle-même, ça lui manque de ne pas avoir à compter les cuillères…

Pour autant, elle n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort et voit même cela comme une chance !
Elle conclue son échange avec son amie en lui disant :
Cela m’oblige à penser à tout ce que je fais.
Te rends-tu compte de toutes les cuillères que les gens gâchent par jour ?
Je n’ai pas le luxe de perdre du temps, de « perdre des cuillères », et ce temps je choisis de le passer avec toi.

 

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Et toi, que fais-tu de tes cuillères ?


De mon côté j’avais déjà pas mal l’habitude d’optimiser mes semaines.
Je t’en parle d’ailleurs dans l’article 8 actions à faire le dimanche pour optimiser sa semaine.
Mais force est de constater que lorsqu’on se lance dans l’aventure de l’entrepreneuriat, la mécanique doit vraiment être bien huilée pour ne pas se laisser déborder…
Je me fatigue plus rapidement que d’autres et j’ai dû apprendre à équilibrer mes actions pour ne pas m’épuiser inutilement. 🙂

Tu as peut-être le bonheur d’avoir un nombre illimité de cuillères et clairement c’est une chance !
Mais imagine un instant si tu n’en disposais que de 12 par jour… 🤔
Tes choix de vie seraient-ils différents ?
Que ferais-tu autrement ?
Qu’est-ce qui compterait vraiment pour toi ?
T’entourerais-tu des mêmes personnes ?

En résumé, ce que tu fais de ton temps a t-il du sens pour toi ?

 

 

 

 

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